Programme de conférences de l’association les Naturalistes belges, hiver 2020-2021


 

Comme les années précédentes, les Naturalistes belges ont l’intention d’organiser trois séries d’exposés au cours de la saison 2020-2021. L’association proposera dans le cadre de sa mission de promotion du patrimoine naturel, des conférences sur le thème Conservation de la nature et enjeux de société, qui explorent l’impact des choix sociétaux sur les milieux naturels et la vie sauvage. Les conférenciers documenteront les processus en cours et s’efforceront d’envisager des solutions d’avenir, dans l’esprit de « Ce sont les grands gestes qui comptent » (David JC MacKay, 2009). Les groupes de travail de l’association, Section Orchidées d’Europe et  Gomphus Wallonie-Bruxelles organisent en outre des séances thématiques centrées sur les organismes qui sont l’objet de leurs activités, orchidées d’une part, libellules de l’autre. Toutes les réunions se tiennent le dimanche de 10h00 à 12h00 ou 13h00, dans les salles de conférence de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, 29 rue Vautier, à Bruxelles, siège social de l’asbl. Accès gratuit pour les membres des Naturalistes belges. Participation aux frais d’organisation de 5 € pour les non-membres.

La situation sanitaire est évidemment prise en compte dans l’organisation de nos activités. La nécessité absolue de maintenir les distanciations rend impossible l’usage de la petite salle de conférence. La pression d’utilisation devient dès lors très forte sur la grande salle et nous avons décidé de déplacer nos conférences du samedi au dimanche, pour éviter une compétition avec d’autres activités, en particulier les formations de guides-nature. La tenue de réunions dans la grande salle impose l’utilisation d’un rang sur deux et d’une place sur trois, sauf évidemment pour les cohabitants et les membres d’une même “bulle”. Le port du masque est obligatoire dans tous les accès et locaux de l’Institut, ainsi que pendant toute la durée des séances.

Il va de soi que si le contrôle de l’épidémie continue à se dégrader, nous renoncerons aux séances et, soit les remettrons à une date ultérieure, soit procéderons par un envoi de PowerPoints. Nous ne publions donc aujourd’hui que le programme d’octobre à décembre 2020. Les premiers mois de l’année 2021 devront éventuellement, à côté des activités que nous avions prévues, accueillir les activités remises. Les dates  prévues sont les 17, 24 et 31 janvier et les 21 et 28 février, mais d’autres dates pourront s’ajouter.

Il est clair que la hâte de la reprise nous a engagés dans une phase difficile. Il n’est donc pas improbable que nous vous annoncions dans les tout prochains jours des modifications. Nous le ferons par courriel personnel. Comme au printemps, les Naturalistes belges ne veulent, en aucune façon, compliquer la tâche du personnel médical.

9 octobre 2020. Malheureusement, les craintes exprimées ci-dessus se sont confirmées. Étant donné l’évolution des indices de suivi de l’épidémie en Belgique et à Bruxelles, il serait irresponsable d’organiser des rassemblements, quels qu’ils soient et quelles que soient les précautions prises, dans les semaines qui viennent. Les exposés des 25 octobre, 15, 22 et 29 novembre sont donc reportés aux trois premiers mois de l’année 2021. Le calendrier en sera publié dans le courant de novembre. Le bilan des excursions de 2020 est maintenu au 25 octobre, mais ne sera pas présenté en séance. Il sera envoyé aux membres en PDF, puis introduit sur le site.

Dimanche 25 octobre 2020 à 10h00. Séance thématique Orchidées et Odonates (organisée par la Section Orchidées d’Europe et le Groupe de Travail Gomphus Wallonie-Bruxelles). Séance en présentiel annulée.

a – Bilan des excursions des Naturalistes belges en 2020, par Pierre Devillers. Exposé distribué par PDF.
Rappel des excursions organisées conjointement par la SOE et Gomphus au cours de l’été 2020.

b – Observations d’orchidées en Lesse et Lomme pendant la période de confinement, par Daniel Tyteca. Exposé remis à janvier-mars 2021.
La période de confinement a été propice à des prospections nombreuses dans les sites de cette région que nous connaissons bien. Cela a notamment permis d’appréhender et de tenter d’expliquer l’influence des conditions de sécheresse sur les habitats, les populations et les espèces et, à l’occasion, d’effectuer des découvertes, comme celle d’Epipactis purpurata dans une nouvelle station, cette année la plus riche en individus pour la Lesse et Lomme. Une station remarquable, avec de nombreux représentants de six espèces d’orchidées, dont trois Epipactis, croissant sous une plantation d’épicéas sur calcaire, sera décrite ; c’est la seule station de la région ayant montré, cette année, E. muelleri. Quelques prospections occasionnelles en Ardenne seront également évoquées.

Une assemblée générale extraordinaire de l’association, destinée à mettre les statuts en concordance avec la législation actuelle, sera menée conjointement avec la séance.Les membres adhérents des Naturalistes belges sont conviés à y assister, avec voix consultative.

 

Dimanche 15 novembre 2020 à 10h00. Conservation de la nature et enjeux de société. Séance annulée.

 La Sixième Extinction. Une lueur au bout du tunnel ?, par Pierre Devillers et Roseline Beudels-Jamar de Bolsée.

a.-. Les moteurs socio-économiques de la Sixième Extinction par Pierre Devillers. Exposé remis à janvier-mars 2021.
Pierre Devillers, Ingénieur civil AIrBr, PhD (U. Cal.), Collaborateur scientifique, Chef de Section honoraire à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (Biologie de la Conservation), Vice-Président des Naturalistes belges, rappellera que tous les paramètres indiquent que nous vivons la sixième extinction de l’éon phanérozoïque (les 541 derniers millions d’années) et que les taux d’extinction qui la caractérisent sont actuellement supérieurs à ceux du paroxysme de la grande extinction du Permien, la plus sévère des extinctions précédentes. Il expliquera la responsabilité totale de la démographie humaine et du modèle socio-économique dominant dans l’avènement et le développement de cette crise de la diversité biologique, aussi grave ou plus grave, que le changement climatique. Sans optimisme exagéré, il exposera l’hypothèse d’Eric W. Anderson, Joseph Walston et John G. Robinson (2018) selon laquelle les processus socio-économiques qui détruisent actuellement la vie sur terre porteraient en eux les germes de son redéploiement, et son corollaire, l’absolue nécessité de faire traverser par le plus grand nombre possible d’espèces le goulot d’étranglement que nous vivons.

b.-. Protéger la nature à travers la crise, par Roseline Beudels-Jamar de Bolsée. Exposé remis à janvier-mars 2021.
Partant de l’idée que l’hypothèse d’Anderson et collègues donne un sens au combat pour la vie sauvage, Roseline Beudels, Docteur en Sciences, responsable de l’Unité de Biologie de la Conservation de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, présidente du WWF-Belgium, administratrice du WWF international, explorera ce que Walston appelle « Fortress Conservation », c’est-à-dire le recours aux méthodes traditionnelles de conservation, la création d’aires protégées, et les plans d’action en faveur d’espèces menacées. Elle détaillera des exemples concrets de succès de ces deux instruments, décrivant notamment les résultats d’African Parks et les programmes de sauvegarde de grands carnivores. Elle évoquera aussi les progrès d’initiatives à plus grande échelle comme le programme de restauration de la mégafaune d’Afrique du nord qu’elle coordonne et le mouvement Half-Earth, conçu par Edward O. Wilson.

 

Dimanche 22 novembre 2020 à 10h00. Séance thématique Orchidées (organisée par la Section Orchidées d’Europe). Séance annulée.

Forêts de montagne du Rift Albertin, par Pierre Devillers et Jean Devillers-Terschuren. Exposé remis à janvier-mars 2021.
La flore et la faune de la Forêt de Nyungwe, au Rwanda, que les conférenciers ont visitée en novembre et décembre 2019, seront présentées, avec, en particulier, plusieurs espèces d’orchidées. Avec environ 1000 km2, la Forêt de Nyungwe est devenue la relique la plus étendue des forêts de montagne qui couvraient une grande partie du Rift et abritaient un nombre impressionnant d’espèces endémiques. D’autres milieux rwandais exceptionnels, en particulier les savanes du parc de l’Akagera et les papyraies du haut Nil, visités à la même période, seront plus brièvement évoqués avec leur faune et flore .

 

Dimanche 29 novembre 2020 à 10h00. Journée thématique Odonates (organisée par le Groupe de Travail Gomphus Wallonie-Bruxelles). Séance annulée.
Le programme détaillé sera précisé ultérieurement. Journée remise à janvier-mars 2021.